CORMIER ET LAFONTAINE

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La Fondation Lafontaine-Cormier a été nommée ainsi afin de rappeler les principaux objectifs visés par la mise sur pied d’une telle organisation que ce soit pour ses aspects historique, juridique ou patrimonial. Qui de mieux pour remplir cette tâche que Ernest Cormier, architecte et concepteur de nombreux édifices du milieu juridique, et Louis-Hyppolite Lafontaine, pionnier de notre système de justice et précurseur de la démocratie parlementaire.

ERNEST CORMIER (1885-1980),

ingénieur diplômé de l’École polytechnique de Montréal, poursuivra des études en architecture en France et en Italie. Il fréquentera, entre autres, l’École des beaux-arts de Paris. Il est le principal architecte qui a dessiné et dirigé le projet de construction de l’édifice Ernest-Cormier. Il a participé à de nombreux projets architecturaux d’institutions publiques qui font tous partie, aujourd’hui, de notre patrimoine architectural comme le pavillon central de l’Université de Montréal, les portes de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies et la Cour suprême du Canada.

LOUIS-HIPPOLYTE LAFONTAINE (1807-1864) 

est admis au Barreau en 1828. Intéressé par le milieu de la politique, il est élu député du Bas-Canada en 1830. Il occupera, entre autres, les postes de procureur général, chef de l’opposition et premier ministre. Lafontaine sera, avec Robert Baldwin, responsable de l’instauration d’un gouvernement responsable au Canada. En 1849, lors d’une importante réforme judiciaire, il mettra en place différentes organisations qui existent toujours aujourd’hui : la Cour d’appel du Québec, la Cour supérieure, le Barreau du Québec et les barreaux de Montréal, Québec et Trois-Rivières. En 1851, il quitte la politique et est nommé juge en chef à la Cour d’appel du Québec, et ce, jusqu’à son décès.

L'ÉDIFICE ERNEST-CORMIER

Le siège social de la Fondation se trouve dans le magnifique édifice Ernest-Cormier situé sur la rue Notre-Dame dans le Vieux-Montréal. Les travaux de construction de l’immeuble de style renouveau classique, menés principalement par l’architecte Ernest Cormier, ont débuté dans les années 1920. Ce projet a, entre autres, été adopté afin d’encourager la reprise économique suite à la première guerre mondiale.

 

Pendant plus de 40 ans, les cours de justice criminelle ont occupé les locaux de l’édifice. En 1972, elles ont déménagé au palais de justice de Montréal, nouvellement construit, afin de réunir l’ensemble des activités judiciaires du district sous un même toit. Par la suite, pendant environ 30 ans, les archives nationales du Québec et les conservatoires de musique et d’art dramatique ont occupé l’immeuble.

En 2004, à la suite de travaux de restauration majeurs menés par la Société immobilière du Québec, la Cour d’appel du Québec à Montréal, plus haut tribunal de la province, s’y installe. La Cour d’appel du Québec entend les appels de tout jugement rendu par un tribunal inférieur pour lequel elle a compétence. Son champ de compétence est très vaste que ce soit en matière civile, commerciale, familiale ou criminelle.

 

Pour en savoir davantage sur l’immeuble et son histoire, nous vous suggérons de consulter l’ouvrage « L’édifice Ernest-Cormier, siège de la Cour d’appel du Québec à Montréal » distribué chez les Publications du Québec ou autres librairies spécialisées.

Le 18 novembre 2014, la ministre Hélène David a annoncé le classement de l’édifice Ernest-Cormier à titre d’immeuble patrimonial (lire le communiqué).

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